de Martin Crimp
Par les élèves de 1ère année de l’Ecole de théâtre Arthéal, Lausanne
Théâtre du Vide-Poche, Lausanne,
le 28 juin 2008
Mise en scène Ludivine Triponez
Lumières Aurèle Pilet
Avec Ariane Beetz, Charlotte Bouchez, Noé Richard, Carina Carballo, Marie-Noëlle Duc,
Nathalie Pillevuit, Geneviève Praplan
Dramaturge de la dérision, Martin Crimp traite de la violence contemporaine avec cruauté et humour. Il construit un théâtre de la violence et du deuil, un théâtre post-humain qui s’articule sur la construction de l’absence. Cette courte pièce invite à s’interroger sur la question du progrès et rappelle que le confort, où le plus grand nombre se repose, fait oublier toute une partie du monde.
Travail de fin d’année des élèves, le texte a été abordé dans une optique de recherche avant que d’interprétation. Il a été choisi de présenter deux regards sur ce même texte, le premier dénué de toute empathie, de loin, et le second au cœur même du propos, un reflet. Il est question de personnes enfermées. Avec le même texte en bouche, la première équipe d’élèves joua une version avec des protagonistes extérieurs à cette situation, alors que la seconde équipe se retrouvait au coeur même de la cellule observée par les premiers.
Les deux équipes étaient présentes simultanément sur scène, l’une dans l’ombre relative et en sourdine alors que l’autre déployait son interprétation du texte. Le travail de la lumière a permis ce découpage de l’espace, la recherche autour du texte a permis d’en proposer deux version, tout cela uni par un seul et même texte, sur un seul et même plateau.

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